Pour leur tout premier jour d'école, il y a les petits qui boudent, ceux qui pleurent, ceux qui hurlent, ceux qui ont l'air angoissé... et les autres!

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Ma pitchounette a confirmé son bon tempérament.

Pourtant l'accueil a été lamentable, et si je ne connaissais pas déjà l'école, la maîtresse et la classe grâce au grand frère huit ans plus tôt, je serais repartie dare-dare avec Alice. Les étiquettes au prénom des enfants n'étaient même pas collées sur les porte-manteaux! Je précise que c'était lundi, donc pas le premier jour d'ouverture de l'école. Un bruit infernal, des enfants qui hurlaient sans qu'on semble le remarquer, un pauvre maître débarqué le matin même (la maîtresse est aussi directrice et son jour de décharge est le lundi) qui ne savait pas s'il devait accueillir lui-même les nouveaux puisque la maîtresse était plantée devant la classe. Personne pour dire bonjour à Alice, personne pour nous expliquer la marche à suivre.

Connaissant les habitudes, j'ai fini par accrocher le cartable et le sac à chaussons, j'ai demandé à ma fille de retirer ses chaussures et de les ranger sous le banc. Puis, les chaussons enfilés, nous sommes entrées dans la classe... vide! Elle s'est installée spontanément à une table devant un puzzle, jusqu'à ce que je remarque qu'il y avait du monde dans la salle de jeux/dortoir, au fond. Nous y sommes donc allées, et là, miracle: une femme souriante me dit bonjour, se présente, se met à la hauteur d'Alice et lui explique son rôle. Je l'aurais embrassée de soulagement! Une ATSEM qui a joué ce matin-là le rôle de la maîtresse. J'ai pu partir l'esprit tranquille en laissant ma pitchounette bien encadrée.

Mais j'ai le coeur gros en pensant à ces gens venus en force (parents et grands-parents) avec une petite fille de la même classe, arrivés tout sourires pour ce qui semblait être pour eux un événement majeur, la première rentrée de la fillette, et qui, quand je suis repartie, étaient toujours dans le hall, devant la classe, ne sachant pas quoi faire et ne souriant plus...